Veille juridique automatisée : les décisions de justice sont collectées, analysées et synthétisées pour suivre les évolutions du droit liées aux croyances, à l'emprise psychologique et aux dérives sectaires.
ℹ️ Projet bénévole en construction — le tri et la vérification des contenus se poursuivent. Le périmètre actuel est la jurisprudence (JURI, CETAT, CONSTIT) ; les lois et décrets suivront.

Dernière synchronisation le 03/09/2026

Capacité juridique et expertise psychiatrique sous emprise

Jurisprudence sur la capacité à consentir, mise sous tutelle ou curatelle en contexte sectaire, contestation d'actes juridiques passés sous emprise, expertise psychiatrique dans des dossiers impliquant dissociation ou TSPT-C.

27 articles disponibles

"insanité d'esprit"
414-1 secte
414-2 secte
"altération du discernement" emprise
"altération du discernement" secte
"sauvegarde de justice" emprise
"expertise psychiatrique" emprise
"expertise psychiatrique" secte
nullité testament emprise
L'open data des décisions de justice n'est pas encore complet

La proportion élevée d'arrêts de la Cour de cassation ne reflète pas l'activité des tribunaux : elle tient au calendrier d'ouverture des décisions, dont la Cour de cassation a été la première étape.

La proportion élevée d'arrêts de la Cour de cassation ne reflète pas l'activité des tribunaux : elle tient au calendrier d'ouverture des décisions, dont la Cour de cassation a été la première étape.

Le principe de la mise à disposition du public de l'ensemble des décisions de justice a été posé par la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique, puis précisé et complété par la loi du 23 mars 2019 de programmation et de réforme pour la justice. Le décret du 29 juin 2020 en confie la mise en œuvre à la Cour de cassation pour l'ordre judiciaire et au Conseil d'État pour l'ordre administratif.

L'ouverture ne s'est pas faite d'un bloc : un échéancier, fixé par l'arrêté du 28 avril 2021 et modifié depuis (en dernier lieu par l'arrêté du 29 août 2025), l'étale juridiction par juridiction et matière par matière.

  • Cour de cassation : depuis septembre 2021 — la première juridiction ouverte, d'où son poids dans cette base.
  • Cours d'appel en matière civile : 2022. Tribunaux judiciaires : 30 septembre 2025. Conseils de prud'hommes : 30 septembre 2026.
  • Matière pénale : en dernier. Premier degré en matière délictuelle au 31 décembre 2027 ; cours d'appel en matière délictuelle et contraventionnelle, et matière criminelle, au 31 décembre 2028.

Concrètement, les jugements correctionnels et les arrêts de cour d'assises ne sont pas encore diffusés. Pour une affaire pénale, seule l'étape du pourvoi est aujourd'hui visible ici.

Le dispositif lui-même est en cours de réexamen : un groupe de travail installé le 4 février 2025 par le garde des Sceaux a remis son rapport le 11 juillet 2025 ; les suites restent en discussion.

Cour d'appel de Versailles, du 9 mars 2005

Cette affaire concerne des poursuites pour abus de faiblesse, l'emprise et la sujétion étant discutées devant la cour d'appel de Versailles. La cour statue sur cet appel correctionnel.

Abus de faiblesse et Emprise mentale Capacité juridique et expertise psychiatrique sous emprise
Préjudice d'emprise mentale Préjudice de sujétion psychologique Préjudice économique ou patrimonial (dons, travail gratuit, spoliation)

Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 5 août 2004, 02-83.358, Inédit

Cette affaire concerne des faits commis sur des jeunes gens, dans un contexte d'exorcisme et d'emprise, l'un d'eux ayant déclaré lors de son audition s'être laissé faire. La Cour de cassation statue sur le pourvoi.

Occultisme et Paranormal Enfants et mineurs en contexte sectaire Capacité juridique et expertise psychiatrique sous emprise
Préjudice d'emprise mentale Préjudice sexuel

Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 9 décembre 1998, 98-85.840, Inédit

Cette décision rejette le pourvoi d'un homme renvoyé devant la cour d'assises pour viols commis sur cinq personnes par personne ayant autorité. Les juges ont retenu qu'il n'était pas nécessaire de constater l'existence d'une secte pour caractériser l'autorité dont il était investi auprès des jeunes qui souhaitaient entrer dans « la famille » ou « le royaume », peu important que ces entités aient présenté un caractère sectaire, constitué une société secrète ou un simple cercle d'artistes.

Enfants et mineurs en contexte sectaire Capacité juridique et expertise psychiatrique sous emprise Inceste spirituel et abus d'autorité religieuse
Préjudice d'emprise mentale Préjudice de sujétion psychologique Préjudice d'emprise sur mineur Préjudice sexuel Préjudice lié aux menaces spirituelles, religieuses ou idéologiques