Veille juridique automatisée : les décisions de justice sont collectées, analysées et synthétisées pour suivre les évolutions du droit liées aux croyances, à l'emprise psychologique et aux dérives sectaires.
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Dernière synchronisation le 26/08/2026

Stigmatisation et discrimination post-sortie

Discrimination à l'emploi, au logement, dans les services sociaux ou judiciaires subies après le départ d'un groupe sectaire. Incrédulité institutionnelle, préjugés des services publics envers les ex-membres, entraves à la réinsertion.

2 articles disponibles

discrimination ex-membre secte
stigmatisation post-déconversion
emploi refusé ancien membre sectaire
logement refusé sortie secte
incrédulité judiciaire victime emprise
préjugé institutionnel dérive sectaire
réinsertion entravée post-sectaire
crédibilité témoignage ex-membre
L'open data des décisions de justice n'est pas encore complet

La proportion élevée d'arrêts de la Cour de cassation ne reflète pas l'activité des tribunaux : elle tient au calendrier d'ouverture des décisions, dont la Cour de cassation a été la première étape.

Le principe de la mise à disposition du public de l'ensemble des décisions de justice a été posé par la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique, puis précisé et complété par la loi du 23 mars 2019 de programmation et de réforme pour la justice. Le décret du 29 juin 2020 en confie la mise en œuvre à la Cour de cassation pour l'ordre judiciaire et au Conseil d'État pour l'ordre administratif.

L'ouverture ne s'est pas faite d'un bloc : un échéancier, fixé par l'arrêté du 28 avril 2021 et modifié depuis (en dernier lieu par l'arrêté du 29 août 2025), l'étale juridiction par juridiction et matière par matière.

  • Cour de cassation : depuis septembre 2021 — la première juridiction ouverte, d'où son poids dans cette base.
  • Cours d'appel en matière civile : 2022. Tribunaux judiciaires : 30 septembre 2025. Conseils de prud'hommes : 30 septembre 2026.
  • Matière pénale : en dernier. Premier degré en matière délictuelle au 31 décembre 2027 ; cours d'appel en matière délictuelle et contraventionnelle, et matière criminelle, au 31 décembre 2028.

Concrètement, les jugements correctionnels et les arrêts de cour d'assises ne sont pas encore diffusés. Pour une affaire pénale, seule l'étape du pourvoi est aujourd'hui visible ici.

Le dispositif lui-même est en cours de réexamen : un groupe de travail installé le 4 février 2025 par le garde des Sceaux a remis son rapport le 11 juillet 2025 ; les suites restent en discussion.

Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 16 octobre 2013, 03-83.910 05-82.121 12-81.532, Inédit

Cette affaire concerne la condamnation de membres et de l'organisation scientologie pour exercice illégal de la médecine et de la pharmacie, escroquerie en bande organisée, et abus de biens sociaux. Les victimes ont été arnaquées financièrement et privées de traitements médicaux conventionnels au profit de pratiques non reconnues proposées par l'organisation.

Santé et PNCAVT Scientologie Abus de faiblesse et Emprise mentale Enfants et mineurs en contexte sectaire Droit de la famille en contexte sectaire Maladie et emprise sectaire Capacité juridique et expertise psychiatrique sous emprise Déconversion et droits à la sortie Stigmatisation et discrimination post-sortie Inceste spirituel et abus d'autorité religieuse Falsification de la mémoire et réécriture de l'histoire personnelle Signalement, lanceurs d'alerte et protection des témoins
Préjudice d'emprise mentale Préjudice de dépendance psychologique Préjudice de perte du libre arbitre Préjudice de privation de consentement libre et éclairé Préjudice économique ou patrimonial (dons, travail gratuit, spoliation) Préjudice de santé (privation de soins ou refus de traitements)

Cour Administrative d'Appel de Paris, 3 ème chambre , 10/03/2011, 10PA01353, Inédit au recueil Lebon

Cette affaire concerne la Fédération chrétienne des Témoins de Jéhovah, qui réclamait 250 000 euros à l'État en réparation de l'atteinte portée à son honneur et à sa réputation ainsi qu'à ceux de ses fidèles, à la suite des travaux d'une commission d'enquête parlementaire. La cour administrative d'appel de Paris rejette sa requête et la condamne à verser 1 500 euros à l'État.

Témoins de Jéhovah Abus de faiblesse et Emprise mentale Enfants et mineurs en contexte sectaire Stigmatisation et discrimination post-sortie Signalement, lanceurs d'alerte et protection des témoins
Préjudice d'exclusion sociale